Poème écrit par ma cousine Monique lors de notre cousinade en juin dernier, il y a déjà presque un an. 

Cousinade organisée par ma cousine Annie et moi même aidées par Monique à partir de nos ancêtres communs : nos grands parents Aimé et Alice BOUTET.

Aimé et Alice 

Ce siècle avait deux ans, quand tu es né, Aimé,

D'une famille nombreuse, tu étais le dernier,

Ta grande soeur a très tôt remplacé ta maman,

Tu épousas Alice quand tu avais vingt ans.

 

Elle était ton soleil,  tu étais son pilier,

Et votre vie à deux a alors commencé,

Une vie ordinaire de deux êtres qui s'aimaient,

Une vie bien remplie, avec ses joies, ses peines. 

 

Le travail à l'usine, la guerre et ses chagrins,

La vie dans la cité, les naissances des enfants,

Leurs mariages, leurs divorces, puis les petits enfants,

Le calme de la pêche, la douceur du jardin.

 

Si certain parmi nous, Alice, ont tes rondeurs,

Ou ta petite taille, ou les deux à la fois,

Nous souhaitons tous avoir tes qualités de coeur,

Ton sens du modernisme, ton humour et ta joie.

 

Si certain parmi nous, Aimé, ont ta rigueur,

Ou ton sens de l'accueil, ou les deux à la fois,

Nous souhaitons tous pouvoir donner cette chaleur

Qui nous envahissait quand on entrait chez toi.

 

Vous étiez des gens simples, modestes et bons,

Vous n'étiez pas bien riches, mais vous étiez heureux,

Aucun à priori dans vos conversations.

Vous étiez justes et droits... enfin, vous étiez deux.  

 

Car, quand l'un est parti après bien des souffrances,

L'autre très dignement, s'y était préparé.

Pourtant, vingt mois après, une nuit, en silence,

Elle s'en fût le rejoindre, là où il l'attendait.

 

Monique BOUTET-VERGER

 

Les cousinades du 26 juin 2005